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Français Anglais 14, rue Jbel Moussa, Agdal Rabat Maroc. Tél : +212 6 61 41 22 22 Email : fandokgalerie@gmail.com | |
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La galerie d'art et artotèque Fan-Dok, à Rabat, Maroc est un espace culturel de rencontres des passionnés de l’art. | |
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![]() | ![]() "Geste et portraits" avec Omar Mahfoudi, Francesca Brenda Mitterand et Leïla Lebbar à la galerie Fan-Dokdu 22 decembre au 29 janvier 2011 ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() | ![]() | ||||||||||||||||
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![]() | "Geste et portraits" avec Omar Mahfoudi, Francesca Brenda Mitterand et Leïla Lebbar à la galerie Fan-Dok
Leila Lebbar
Propos recueillis auprès de Leila Lebbar
« À première vue ce qui frappe dans ma peinture, ce sont les couleurs. J’aime les faire exploser dans un univers ignorant les formes géométriques précises et bien définies. Fuyant toute logique, les couleurs et les gestes se mêlent pour créer des personnages appartenant à un monde onirique, que j’essaie d’imprégner de mes émotions. »
Francesca Brenda-Mitterrand
Née à Bogota en 1956, Francesca Brenda est aujourd’hui installée à Paris où elle vit et travaille. Elle expose depuis 1996, d’abord en Amérique du sud, puis en France, et actuellement en Chine, où elle a connu un grand succès en réalisant des performances devant un public averti. Sa peinture est une peinture de l’instant qui se situe entre la figuration et l’abstraction. D’un geste ample et vif elle peint des visages où l’humeur, l’expression, l’émotion prennent place par on ne sait quelle magie !
Omar Mahfoudi
Un baccalauréat d'Arts Plastiques en poche, Omar Mahfoudi s'adonne complètement à la peinture, à la recherche d'une expression propre qui l'allègerait des tabous qui l'assaillent … Sa peinture à la violence d'une colère réfléchie. Son rouge est de sang, ses traits acérés, ses allégories sans pudeur. Il est bien difficile de ne pas être profondément touché par la torsion des corps, l'humanité des êtres mi-hommes mi-bêtes qui peuplent ses toiles, par ces visages de couleurs, aux regards figés jusqu'à l'incandescence. Livrant avec une rare honnêteté sa vision des multiples paradoxes de la société contemporaine, il appartient à cette génération d'artistes qui se réapproprie une liberté d'expression et de mouvement, laissant de côté les chemins prudents de l'autocensure. Pierre Hamelin
On ne peut pas parler du travail de Omar Mahfoudi sans parler de l’homme, ou plutôt du jeune homme ou même du jeune garçon malgré ses 28 ans. Bien haut sur ses jambes, la tête vers les nuages, il dégage la force et aussi la distraction d’un adolescent. Il est rarement disponible, comme absorbé par quelque chose qui peut être lui échappe à lui même. Pourtant il fait preuve d’un caractère très affirmé, sans demi-mesure et ne s’encombre pas de superflu. Peindre semble être pour lui une urgence, une nécessité, il peut peindre sur une ferraka (planche en bois pour le laver le linge), une Hsira (tapis en osier), une poupée, une pierre, une valise, du carton, de la toile … etc, Omar peut utiliser aussi d’autres médiums comme l’appareil photographique (très bon photographe), et la caméra (il s’est distingué l’an dernier au Festival International de Cannes en obtenant le 2ème prix Jeune Réalisateur). Dans son travail, il essaie d’exprimer de la manière la plus juste possible, ses interrogations, ses sentiments, sa vision. Qu’en ressort-il ? Que nous propose t-il à voir ? Une sorte d’animalité ou de férocité, en tous les cas, des accès de rage et de colère. Quand on regarde le travail de Omar, on a le sentiment qu’il joint le geste à la couleur pour nous offrir des travaux qui nous disent beaucoup de sa sincérité et de son talent.
Il reste à souligner que Omar Mahfoudi a beaucoup de mal avec le commerce de ses œuvres et il tient à ce que l’Art (d’une manière générale) reste à la portée du plus grand nombre d’amateurs, c’est pourquoi il nous propose des prix très accessibles. Hakima Lebbar | |||||||||||||||||
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